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Marco Santini
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Website
http://www.squidoo.com/science_fiction_the_alpha_centauri_project_t...
Program / Degree
Engineering (I) / MBA (NY)
Member type
Artist, Other
If you're an artist, what kind of art do you make?
Conceptual
I am...
I love both art and science. This because they require great sensitivity and creativity, as well as critical insight and technicalities.
About my artwork
I recently wrote "The Alpha Centauri Project", a futurist novel full of action and emotion, striking for its challenging ideas.

Available in English, French; Italian - free ebook
Dowload from http://www.squidoo.com/science_fiction_the_alpha_centauri_project_t...
Artists I like
expressionism, minimalism, neo-figurative, pop art, surrealism
Interests
Art, science, reading, writing, physical activities
LE PROJET ALPHA CENTAURI

Trois chapitres tirés du roman "Le projet Alpha Centauri - Mondes pensants" de Marco Santini
Telechargement ebook gratuit:
http://www.squidoo.com/science_fiction_the_alpha_centauri_project_thinking_worlds



1) UN ENDROIT A LA MODE

P.Picasso dit: "Tout ce que j'ai fait est seulement le premier pas d'un long chemin..."

Dans ce chapitre Victoire - un être digital qui vit dans le Réseau - entre dans le corps d'une ginoïde pour visiter Sydney. Elle veut s'amuser. Elle se trouve par contre impliquée dans une expérience artistique bouleversante....

La Cathédrale, le cœur de la vie nocturne de la ville. A l'intérieur, des discothèques et des lieux dédiés à la réalité virtuelle. Victoire passe à côté d'une fille aux formes gracieuses, occupée à distribuer de la publicité.
Elle rentre dans la nef principale, un cadre dépouillé et sévère, rendu encore plus suggestif par les nervures allongées qui amplifient l'espace et par le kaléidoscope de lumières qui filtre des vitraux colorés.
“C'est à vous.”
Derrière le comptoir, une fille à la peau mate, impeccable dans son ensemble bleu, indique une liste: “Vous pouvez choisir parmi ces divertissements ou alors...” Elle s'avance, en allongeant le bras vers une petite porte. “En entrant dans ce labyrinthe, vous pourrez assister aux spectacles qui sont disposés le long du parcours. Les surprises ne manquent pas.”
“Le labyrinthe!” s’exclame Victoire.
Après l'enregistrement, elle passe à côté de deux filles qui rient, une couverte d'une gaine vert électrique et l'autre d’une robe jaune citron. Elle se met en marche le long d'un couloir qui s'élargit à certains moments et se restreint à d'autres à tel point qu' il n’y a de l’espace que pour une seule personne. De temps en temps elle jette un coup d'œil sur les couloirs contigus à travers les meurtrières ouvertes dans les parois.
“Quelle barbe!”souffle-t-elle quelques instants après.
Elle médite de s'en aller, quand une voix aiguë l’appelle: “Eh oh, toi!”
Victoire se retourne. Personne.
“Je suis là!” insiste la voix.
Elle s'approche, elle regarde à l'intérieur. Une fille la salue depuis le couloir contigu. “Vite! Le spectacle va commencer. Va tout droit jusqu’au fond et puis tourne à gauche.”
Victoire débouche dans un endroit aux murs bleu ciel. L’autre court à sa rencontre. “Je m'appelle Nicole.”
Une petite blonde d'un peu plus de vingt ans, avec un bikini en latex transparent. Elle lui raconte que c'est une étudiante universitaire et qu'elle fréquente la boîte occasionnellement.
Victoire regarde autour d'elle. “Un spectacle, ici? Mais la pièce est vide...”
“Attends.”
“De quoi s'agit-il?”
L'autre hausse les épaules.
Le chip neural prend possession de leurs esprits.
Elles se retrouvent au milieu d'un laboratoire où des boîtes de peinture, des pinceaux et des palettes, des carafes et des faïences s'alternent confusément. Sur le côté, des fils de fer, des bidons et des cartons. Les murs sont tapissés de tableaux.
“Eh, vous deux!” Un homme trapu aux yeux globuleux s’approche, avec une veste tachée de peinture, un béret basque incliné. Un morceau de carton dans les mains.
“Vous êtes peintre?” demande Victoire.
Il ébauche un sourire. “Je suis aussi un poète.”(1)

Autrefois les œuvres d'art véhiculaient leurs messages à travers un sens à la fois, rarement plus. Un tableau frappait donc la vue, on pouvait admirer une statue et la toucher. Un poème attirait non seulement pour son contenu mais aussi pour sa sonorité. Un parfum enchantait pour sa flagrance et les chefs-d’œuvre de la cuisine pour leur saveur et leur présentation raffinée. L'auteur toutefois avec les moyens exigus qu’il avait à sa disposition, devait se limiter aux formes d’expression les plus simples.
Une incommunicabilité qui dura des millénaires, jusqu'au XXIème siècle, quand avec la réalité virtuelle, les œuvres commencèrent à intéresser tous les sens simultanément. Ce n'était que le début.
Moins d'un siècle après, l'installation d'un chip neural dans le cerveau permit d'accéder directement à l'esprit en excluant complètement la communication sensorielle. L'incapacité de partager son propre monde était devenue un souvenir du passé.
L'art fut bouleversé à la base, il mourut et il ressuscita. Aujourd'hui l'œuvre d'art est constituée de programmes qui suscitent des sensations et des émotions. Elle est interactive, dans la mesure où elle se réalise seulement au contact de l’utilisateur. Les façons de dire sont emblématiques de ce changement: par le passé on admirait les chefs-d’œuvre, on les écoutait, dans quelques cas on les touchait; aujourd'hui on les vit tout simplement. D'habitude l'artiste insère dans son travail une sorte de génie, la plupart des fois avec son propre aspect qui accompagne l'utilisateur dans la jouissance de l'œuvre.


“Comment vous appelez-vous, Monsieur?” demande Nicole.
“Je m'excuse si je ne me suis pas présenté avant” répond-il en lui tendant une carte de visite.
“Pablo Diego José Santiago de Paula Juan... Trinidad Ruiz Picasso”. La fille relève les yeux. “Quel nom à rallonge!”
Une femme apparaît dans la pénombre. Elle porte une robe noire bordée de dentelle. Elle s'approche d'un pas léger. Ses cheveux châtains recueillis en un chignon à la nuque lui confèrent un aspect sévère et sa pâleur fait ressortir ses yeux marron.
“Bonjour, je m'appelle Olga.”
Un enfant de cinq ou six ans se précipite vers la femme. Il a l'aspect fragile avec son costume d’arlequin jaune et turquoise; elle l'accueille avec une caresse sur ses cheveux. “Voici notre fils, Paul.”
Le petit regarde furtivement les invités, en révélant la même couleur des yeux que sa mère et il replonge tout de suite après dans les plis de sa jupe.
Victoire sourit. “Vous vous ressemblez comme deux gouttes d'eau.”
La maîtresse de maison se retourne vers l’entrée où une jeune fille aux cheveux dorés vient d’apparaître. “Excusez-moi.”
Sans rien ajouter, elle s’éloigne, en tirant l’enfant vers elle.
Les deux se croisent à mi-chemin mais elles ne se daignent même pas d’un regard. La jeune fille porte un chemisier d’organdi qui met en relief ses formes douces. Elle tient par la main une petite fille joyeuse avec des tresses attachées par deux nœuds.
Elle se présente avec un sourire triomphant: “Moi c'est Marie-Thérèse. Maya, dis bonjour aux invités!”
La petite continue à jouer avec sa poupée de chiffon comme si de rien n’était.
Quelques minutes après une troisième figure féminine entre, une blouse noire brodée et une jupe à carreaux. Les traits réguliers, le regard fier et les mains bien soignées et laquées de rouge carmin. “Enchantée, Dora.”
Les maîtresses de maison évitent de se parler, elles se lancent des regards empoisonnés.
Le peintre s’éloigne d’un pas et il regarde la scène d’un air amusé: des corps prêts à bondir comme le moment précédant un affrontement…
“Nous, nous devons partir!” hurle Victoire.
Un échange rapide de coups d’œil.
“Vous êtes venues pour voir mes œuvres, n’est-ce pas?” scande le peintre. Et sans attendre la réponse, il se dirige vers un tableau où s’alternent le noir, l’ocre et le blanc(2).
Nicole le suit. “Je peux le toucher?”
“C'est fait pour cela.”
La jeune fille glisse avec son doigt sur les lignes noires qui délimitent la couleur puis elle passe à une zone ocre. Elle a l'impression d’effleurer un corps chaud et humide. Elle fait quelques pas en arrière pour voir l’ensemble. Maintenant les couleurs se mélangent en donnant la forme à deux amants étreints dans un baiser passionnel.
“Qu'en pensez-vous?” demande le peintre.
“Remarquable.”
Nicole reprend l'exploration. Des détails réalistes. Des mouvements sinueux. Elle a l'impression de s'engloutir dans un monde animal.
“Ce que j'ai fait c'est seulement le premier pas d'un long chemin,”(3) explique l'artiste.
Une tête masculine au nez proéminent, la bouche réduite à une fissure verticale arrive à la surface du tableau.
“Quelles formes étranges...” dit Nicole.
Elle avance la main vers le nez. Elle le serre fortement mais un instant après elle lâche la prise dégoûtée. “C'est ce que je pense?”
Le peintre acquiesce.
Toute la toile est traversée par un frémissement. Les deux personnages qui jusqu'à peu de temps auparavant appartenaient à un monde plat, prennent forme. Les rondeurs, les angles des corps apparaissent. La figure masculine se penche vers l'extérieur avec sa poitrine, il allonge un bras, puis une jambe. Il touche le sol.
Nicole le retrouve sur elle. Elle hurle.
“L'art n'est jamais chaste...”(4) commente l’artiste.
Victoire qui parlait avec les maîtresses de maison se retourne. L’amie est dominée par le poids de l’homme. Elle se démène, elle cherche à l’éloigner en lui lançant une rafale de coups sur la poitrine mais elle est resserrée dans un étau d’acier.
Dans l’intervalle, les autres personnages aussi se détachent des tableaux et ils commencent à déambuler dans la pièce…
Victoire plante les deux femmes. Elle court vers Nicole. Le long du parcours, elle esquive d’étranges créatures aux corps absurdes ainsi qu’une chèvre de fil de fer et de carton qui bêle obstinément.
Elle rejoint l’assaillant et elle lui lance une rafale de coups de pied dans les tibias. Elle vise et elle lui écrase les pieds avec ses talons en pressant de toutes ses forces.
Pendant que l'homme hurle, elle attrape Nicole par un bras et elle la tire. Un, deux, trois fois. Libre!
Les filles courent vers la sortie. Elles se précipitent le long du couloir.
Elles s’appuient contre le mur.
“Nous sommes encore dans la réalité virtuelle?” demande Victoire, pliée par l’effort.
Nicole se retourne vers la porte. “Je dirais que non: personne ne nous a poursuivies.”
“Je n’ai plus envie de continuer dans le labyrinthe. Et si on visitait la discothèque? Qu'en dis-tu? Là nous serons tranquilles”
L'hologramme d'un steward au bronzage parfait se matérialise. “Je vous en prie, suivez-moi.”
Quelques mètres plus loin, Victoire porte la main à son front: une sueur froide.
“Tu vas bien?” demande Nicole.
“J'ai eu un moment de panique, comme si quelque chose de terrible était en train de nous attendre.”
“Courage, le pire est passé. Et maintenant je suis sûre qu’un garçon magnifique t’attend!”
Elles se mettent à rire.

2) AFFINITES ELECTIVES

L'intelligence artificielle sera-t-elle en mesure de reproduire l'attraction humaine?

Eve et Victoire, entrées dans le Réseau après la digilitalisation du cerveau évoquent le moment de leur mort.

@
Il existe, dans le monde digital, des cachettes liées au Réseau seulement pour le temps limité qui est nécessaire au transfert. Ceux qui y habitent sont ceux qui refusent les règles de la société ou ceux qui sont traqués par la Sécurité. C'est dans un de celles-ci que vivent les Elus.
Victoire est assise à côté d’Eve sur un rocher. Elles fixent les eaux du lac souterrain à dix mètres au-dessous. Une étendue semblable à du pétrole qui se perd dans la nuit des enfoncements. La lumière faible du refuge transforme les roches en fantasmes qui semblent émerger des ténèbres.
Elle lance un caillou dans le lac. Un plongeon sourd. Des cercles concentriques qui s’allument de reflets bleus. Elle se tourne vers Eve. Elle l’a sauvée, elle lui a ouvert sa propre maison sans rien lui demander. Elle lui a présenté ses amis, elle se préoccupe toujours de la mettre à son aise. Elle n’a plus demandé des nouvelles de James. Et maintenant elle se comporte avec elle comme si c’était sa meilleure amie…
Pourquoi? Et qu’est-ce que c’est que ce monde, un rêve?
Silence, interrompu seulement par le suintement des gouttes.
“Qu'est-ce que tu en dis?” demande Eve.
“Suggestif.”
“Même très sûr aussi. C'est moi qui l'ai créé.”
C'est ici que Victoire retrouve Eve au début sporadiquement, maintenant presque tous les jours, pour parler chiffons mais pas seulement. Il y a de la complicité et du naturel entre elles, un fait insolite si on considère qu’elles se connaissent depuis peu. Et comment elles se sont rencontrées.
Victoire commence: “Je ne t'ai jamais parlé de ma mort.”
L'autre acquiesce sans détourner le regard sur la sombre étendue.
“C’est arrivé à la mer quand j'avais quinze ans. James était avec moi, nous nous retrouvions tous les étés.”
Atmosphère surréelle, beaucoup de paix; tout constitue une invitation à continuer. “La plage était déserte et la brise de la fin de l'après-midi portait un peu de bien-être après une journée de canicule. La mer bouillonnait d’écume après trois jours de tempête et nous, nous promenions sur le bord de l'eau en ramassant de temps en temps des coquilles pour ma collection. L'eau était encore chaude. Le moment idéal pour se baigner. Nous nous sommes déshabillés et nous nous sommes lancés sous les lames.”
Sa voix s’agite: “J'étais sur le point de reprendre mon souffle, quand une vague plus forte est arrivée et elle m'a engloutie dans le tourbillon. L’eau était pleine de sable. J'ai tenté de remonter, mais en vain. Les courants étaient trop forts. Je ne me sentais toutefois pas épouvantée: j'avais déjà affronté des situations difficiles. Je devais maintenir mon sang-froid, retenir mon souffle et me laisser transporter vers une zone tranquille.”
Eve se retourne. Elle hausse le ton de la voix: “Si cela te gêne d'en parler, laisse tomber!”
Victoire toutefois ne peut que suivre le fil de ses souvenirs de plus en plus vifs: “J'étais sur le point d'émerger à nouveau quand une autre lame m'a poussée encore plus en profondeur. J'ai ouvert la bouche, l'eau est entrée dans mes poumons! J'ai lancé un signal à partir du localisateur avant de plonger dans le noir total…” Elle ferme les yeux. “On m'a raconté le reste. Les secours sont arrivés dix minutes après. On m’a trouvée dans le fond. On m'a ramenée à la rive. Tout a été inutile.”
“J'imagine que James a assisté à la scène.”
“Il a couru me secourir mais à son arrivée, j'avais disparu sous les eaux. Il a assisté à la tentative de me remettre en vie. Il est monté à bord quand on m'a installée dans l'ovoïde et il m'a répété pendant tout le voyage qu'il ne m'abandonnerait pas. Il était encore à mes côtés quand mes parents sont arrivés et il était présent aux funérailles.”
“Une expérience terrible.”
“Après la digitalisation, on a commencé les rencontres de réalité virtuelle avec ma famille et les psychologues. A la première visite de mes parents, on pleurait tous. J'ai vu James la fois suivante. Nous sommes restés enlacés pendant toute notre rencontre sans rien dire. La reprise a été lente mais maintenant je vais bien.”
Elle se tourne vers Eve. “C’est à toi maintenant.”
“C'est arrivé pendant le pire moment de ma vie. Je rentrais d'un entretien avec le Président de la Commission de certification. J'étais recherchée pour corruption. Les preuves contre moi semblaient écrasantes. Lui, il craignait que ma présence ne discrédite la commission. Il a demandé ma démission. Je lui ai expliqué que j’étais innocente mais j'ai accepté sa demande.”
Son front se crispe. “Les preuves étaient fausses mais personne ne me croyait. Un jour j’ai pris ma voiture. Je suis montée sur la falaise de Long Cape. Ciel limpide. La mer paresseuse à vingt mètres au-dessous. Je sentais que c’était le bon moment. J’ai fermé les yeux. La mélodie du ressac pénétrait en moi. J’ai fait seulement trois pas. Le vent m’a serrée dans ses bras de velours… Je n’ai rien senti. Mais on m’a vue. Coma profond, pendant une semaine. Puis j’ai rencontré un psychologue dans le Réseau, une fois seulement. J’étais trop dégoûtée du monde.”
“Pourquoi ont-ils falsifié les preuves?”
“Je défendais des produits nouveaux qui pouvaient créer de sérieux problèmes à l'industrie.”
“Ici tu as trouvé des amis!”
“Sûrement et à présent je suis sereine.”
Elles se lèvent en se prenant par la main et elles se mettent en marche vers la lumière.

3) LE FUTUR DI MARS

On parle beaucoup de la colonisation de Mars de la part de l'homme. Est-il possible que cela se réalise un jour?

Dans ce chapitre j'ai imaginé l'admiration et l'envie d'un homme du 24ème siècle face aux résultats obtenus par les Intelligences Artificielles. La conclusion est une triste réflexion sur la condition humaine.

“La première fois que j'ai visité la planète rouge, j'ai été surpris par la bonne humeur des martiens. Une attitude opposée à celle de l'homme qui, il y a bien longtemps, après un bref séjour difficile, avait abandonné l'idée de coloniser la planète. Quand je demandai à mon accompagnateur pourquoi tant d'optimisme, il me répondit que ‘le Réseau fournissait toute sorte de gratification, même celle que l'homme ne pourrait jamais avoir’. Pendant que j'y réfléchis, il ajouta que même le monde matériel est source de grande satisfaction pour les martiens.
Il m'emmena sur une colline le jour suivant. Pendant que nous jouissions de la vue sur le désert, il annonça que juste au-dessous une nouvelle ville naîtrait en trois ans.
Je le retrouvai à l'inauguration. Il me dit à cette occasion que l'optimisme des martiens dérivait de la certitude de transformer en réalité même les rêves les plus ambitieux et que la construction d'une nouvelle ville était seulement un de leurs nombreux succès.
Le jour du départ arriva. Alors que l'astronef se mettait en orbite autour de la planète avant de plonger dans l'espace, moi j'en observais la surface criblée de lumières. Nous passâmes à côté des chantiers spatiaux où la construction des Caravelles avait commencé.
Je les regardai ravi: la colonisation des autres systèmes stellaires est une entreprise trop difficile pour l'homme mais un défi enthousiasmant pour les êtres virtuels qui peuvent profiter de chaque pas. Je rappelai que la mission serait menée par les mêmes qui, il y a environ un siècle, proposèrent la colonisation de Mars et que la nouvelle entreprise utiliserait les technologies développées dans l'expérience martienne.
Je compris alors: la colonisation de Mars ainsi que le projet Alpha Centauri et bien d'autres qui suivront, appartiennent tous à un unique plan titanique. Le peuple du Réseau à présent maîtrise autant le monde virtuel que le monde matériel.
Je lis des statistiques sur la planète rouge pendant le voyage de retour. Le taux de criminalité est le plus bas du système solaire. L'auto réalisation et la solidarité sont des valeurs partagées. Le progrès est un but pour lequel le fait de vivre vaut la peine. Je me demandai si un jour l'homme engloberait ces merveilleux objectifs dans ses priorités.
Je fermai les yeux et je compris que nous sommes tous semblables aux reptiles qui peuplaient la Terre il y a des millions d'années. Je me sentis un animal préhistorique.”

Arthur Barnard, 2298, “La nouvelle espèce”.

4) NOTE DE L'AUTEUR

J'ai toujours désiré partager les contenus du "Projet Alpha Centauri" avec le plus grand nombre de personnes possible, dans l'intention de contribuer à la réflexion et à la discussion sur de grands thèmes. J'ai donc rendu disponible le download gratuit du roman dans les trois langues Anglais, Français et italien.

"Le Projet Alpha Centauri" est une réflexion sur les effets des technologies émergentes. Digitalisation de l'esprit et intelligence artificielle, arguments bien connus à la science-fiction, deviennent dans ce roman des instruments puissants pour évaluer l'existence humaine, des moyens pour en comprendre les valeurs et les faiblesses.

Ceci génère une analyse de la civilisation actuelle qui affronte des arguments fondamentaux comme par exemple les concepts du Bien et du Mal, la relativité de l'éthique et leur impact sur les décisions humaines. Ce sont des thèmes qui deviendront essentiels dans le choix responsable parmi les alternatives que les nouvelles technologies vont déployer au fur et à mesure.

Dans la conclusion, je propose des valeurs et des buts de civilisations évoluées bien au-delà des limites humaines.

Je reporte ci-dessous trois extraits du roman qui à mon avis représentent bien autant les contenus que l'esprit.

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Comment Wall (2 comments)

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At 11:19 on June 28, 2010, Joelle GICQUEL said…
Yes it is a pleasure , i think you have friends here , have a look at my friends...
I will be very glad if you will share the beginning of your book on your page :)
At 22:40 on June 27, 2010, Joelle GICQUEL said…
Welcome , Marco :)
 
 
 

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